Baselworld 2019

Montres Karsten Frässdorf                                            

La Chaux-de-Fonds

Spirograph Sport

Calibre 440

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La marque KF réinvente son modèle iconique Spirograph en lui attribuant de nouvelles fonctionnalités, repoussant ainsi – toujours plus loin – les limites de la personnalisation et de la chronométrie.

 

Autour de mon moteur

Fidèle au modèle d’origine, la Spirograph Sport met en lumière la fonction du tourbillon. Visible grâce à sa large ouverture sur le cadran à 6 heures, ce tourbillon 1 minute est muni d’un échappement conçu et développé à 100 % par la marque KF, tout comme le reste du mouvement qui l’anime. À l’arrivée, une montre entièrement Swiss Made produite à la Chaux-de-Fonds.

Fait extrêmement rare dans l’industrie, ce calibre a été pensé et construit autour de son balancier afin de répondre à la performance chronométrique pure. Pour ce faire, pas moins de deux nouvelles innovations entourent ce cœur chronométrique, forgé par la vision et les mains expertes d’un horloger régleur et concepteur de passion et de conviction.

Instrument de précision au quotidien, ce calibre manuel bat la cadence au rythme de ses 18'000 alternances par heure. Tout en rendant plus difficile le réglage de l’organe réglant, cette fréquence permet une meilleure gestion de l’énergie requise au bon fonctionnement de la montre. Elle permet aussi de diminuer l’usure des composants, tout en rendant la précision de la montre plus pérenne. Ainsi, par le choix des matériaux et la construction spécifique du calibre, cette montre accompagnera son porteur pour cette vie et celles des générations à venir, à condition que les cycles des services soient respectés.

Equipé d’une nouvelle suspension élastique, ce mouvement qui semble littéralement ‘voler’ dans son boîtier, peut absorber des chocs allant jusqu’à 5'000 G. C’est également un calibre endurant, puisque sa réserve de marche est de 70 heures, permettant dans l’absolu à la montre de fonctionner durant ce laps de temps sans avoir besoin d’être remontéemanuellement via la couronne. Cependant, afin d’améliorer la précision chronométrique, cette autonomie est abaissée à 44 heures grâce au mécanisme dit de la « Croix de Malte » gage d’uneforce motrice plus stable.

 

Autour de mon esthétique

La boîte acier de 45 mm de diamètre révèle un cadran tout en transparence et en sobriété au motif « nid d’abeilles ». Cette décoration, clin d’œil aux armoiries de la Chaux-de-Fonds où la montre est produite, est contrastée par le jaune vif des aiguilles et la décalque des chiffres arabes à 3, 9 et 12 heures. Le même décor tramé étant repris dans les gravures de la platine visibles côté mouvement grâce au fond transparent de la glace saphir. Un bracelet cuir à boucle ardillon vient enlacer ce modèle à tourbillon.

Comme d’accoutumé chez KF, l’esthétique de cette complication est totalement personnalisable : qu’il s’agisse du bracelet, de l’alliage de la boîte en passant par le choix du motif du cadran et de la décoration du mouvement. Touche ultime et ludique, il est possible également de choisir la couleur des aiguilles et des chiffres arabes appliqués sur le cadran. Exclusivité oblige, la Spirograph Sport sera disponible en 10 exemplaires.

 

Focus technique : levé de voile sur un balancier révolutionnaire 

Si la marque KF est synonyme de belle horlogerie, c’est à la chronométrie – soit la mesure exacte du temps – qu’elle dédie toute son attention.

Tout a commencé, il y a quelques années, par la réalisation d’un premier balancier sans serge muni de deux plots périphériques ronds supportés par un axe. Si cette conception résolument innovante est avant tout un clin d’œil aux chronomètres de marine qui fonctionnaient également avec de larges balanciers, elle est également une référence à la chronométrie et à ses origines.

Sur la base de ce nouveau balancier, deux nouvelles innovations viennent enrichir cette quête de la précision. La première a trait une problématique récurrente de l’horlogerie, à savoir le coefficient thermique qui entraîne la dilatation de certains composants lors de changements de température : enjeu majeur, surtout lorsque cela impacte des composants formant le cœur de la montre, en l’occurrence l’organe réglant. Dans les faits, une augmentation de quelques degrés de la température impacte le balancier qui va se dilater vers l’extérieur, engendrant ainsi parfois plusieurs secondes de retard. Ce phénomène est partiellement compensé par le biais du spiral qui va lui générer de l’avance. Depuis des décennies, l’horlogerie traditionnelle emploie donc ce que l’on appelle des balanciers dits « autocompensants », permettant ainsi de résoudre une grande partie des phénomènes liés à la dilatation. Cette nouvelle conception permet d’aller encore un peu plus loin en créant un balancier capable d’apporter une compensation qualifiée « d’auxiliaire », afin de réduire encore l’impact lié au coefficient thermique non résolu par un balancier autocompensant traditionnel.

Ce nouveau balancier en acier amagnétique et pouvant supporter une inertie de 85 gr/mm2 affiche une résistance allant jusqu’à 600 de dureté Vickers. Il est donc plus résistant aux chocs.

Dans les faits, le balancier est traversé en son centre par un axe (la planche du balancier) permettant une extension de la matière en cas d’augmentation de la température. Cette extension étant contenu par un deuxième axe (la barre), celle-ci demeurant invariable. Dès lors, en cas de dilatation de la matière, la force est redirigée sur les bras d’affixe. Chaque bras étant solidairement rattaché à l’axe invariable par un point de pivotement à vis permettant le mouvement vers l’intérieur du balancier. Les bras d’affixe peuvent ensuite accueillir, à différents endroits, un certain nombre de vis (de tailles et de matières différentes) permettant d’influer sur la masse effective, offrant ainsi à l’horloger la possibilité de travailler sur les variations d’inertie liées au coefficient thermique. C’est le principe dit de la « compensation auxiliaire ». Situées à l’opposé des bras d’affixe, deux masses auxiliaires de classement permettent de jouer sur la masse variable du balancier. Elles ont pour vocation de compenser le poids des vis placées sur les deux bras d’affixe afin que le balancier ne soit ni trop lourd, ni trop léger. Et, comme chaque détail compte, leurs surfaces peut être personnalisées(gravure ou sertissage notamment). Finalement, un troisième axe, perpendiculaire au premier, est doté à ses extrémités de deux vis permettant d’une part les réglages fins et, d’autre part, le classement du balancier à 18'000 alternances par heure.

En conclusion, l’innovation de ce mécanisme est donc de pouvoir exercer une influence réelle sur le coefficient thermique, normalement donné, après l’union du balancier au spiral. Mais dans cette valse emmenée par ces deux composants, le spiral est toujours impérial. Fait à la main, il a sa nature propre et est, par définition, unique pour chaque montre. Ne supportant aucune altération ou transformation, c’est donc au balancier qu’incombe la charge de parer aux aléas du temps et donc de changements de température. Il n’en demeure pas moins que le spiral doit lui aussi résister aux champs magnétiques toujours plus présents dans la vie quotidienne. C’est pourquoi il est composé d’un alliage dit « Straumann » supportant les champs magnétiques allant jusqu’à 1'000 Gauss. Au niveau de son fonctionnement, le spiral qui doit idéalement s’ouvrir de manière concentrique afin d’éviter tous balourds (phénomène de retard ou d’avance de la montre dans les positions verticales), est muni d’une courbe extérieure « Phillips » et une courbe intérieure « Grossman ».

À n’en pas douter, ce nouveau balancier spiral est le stradivarius de la chronométrie, tant il permet un réglage fin et pointu de l’organe réglant. C’est là toute la beauté du geste, lorsque la main experte de l’horloger régleur façonne le cœur de la montre en lisant et en interprétant les composants les plus sensibles de son moteur.

Mais que serait ce grand et beau spectacle sans avoir le loisir de l’observer ? La fonctionnalité dit de « stop balancier » représente donc la deuxième nouveauté. Ce mécanisme permet au porteur de la montre d’arrêter la cage de tourbillon ainsi que son balancier à tout moment, afin de contempler toute la magie qu’il distille.

 

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Montres Karsten Frässdorf                                            

La Chaux-de-Fonds

Spirograph Sport

Calibre 440

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The KF brand is reinventing its iconic Spirograph model with new features that push the limits of personalisation and timing to even greater heights.
 

An exceptional engine

Faithful to the original model, the Spirograph Sport highlights the tourbillon’s function. Visible through a broad dial aperture at 6 o’clock, this one-minute tourbillon is equipped with an escapement designed and developed 100% by the KF brand, as is the rest of the movement that drives it. The result is an entirely Swiss Made watch produced in La Chaux-de-Fonds.

This calibre has been designed and built around its balance-wheel to meet the standards of pure chronometric performance: an extremely rare event in the industry. With that in mind, this chronometric heart comprises two new innovations and was shaped by the vision and expert hands of a watchmaker, precision timer and construction developer driven by passion and conviction.

A precision instrument intended for daily use, this manual-winding calibre beats at a rate of 18,000 vibrations per hour. While making it more difficult to adjust the regulating organ, this frequency enables better management of the energy required for the watch to operate properly. It also reduces component wear and tear, thereby enhancing sustainability of precision. Thus, through the choice of materials and the specific construction of the calibre, the Spirograph Sport will be a lifetime companion and survive through subsequent generations, providing it is regularly serviced.

Equipped with a new elastic suspension system, the movement – which appears to be “flying” inside its case – can absorb shocks of up to 5,000 Gs. It displays considerable endurance with a 70-hour power reserve, meaning that it operates during this time period without requiring any manual winding via the crown. However, in order to improve chronometric accuracy, autonomy is deliberately reduced to 44 hours by means of the “Maltese cross” stopwork mechanism, which guarantees a more stable driving force.

 

An outstanding design

The 45 mm-diameter steel case frames a transparently understated dial adorned with a “honeycomb” motif. This decoration, a nod to the coat-of-arms of La Chaux-de-Fonds where the watch is produced, contrasts with the bright yellow of the hands and transfer-printed Arabic numerals at 3, 9 and 12 o’clock. The same pattern is picked up in the engravings on the baseplate visible on the movement side through the transparent sapphire crystal caseback.

As usual at KF, all the aesthetics of this complications – strap, case alloy, dial motif and movement decoration – may be entirely personalised. In an ultimate playful touch, the colour of the hands and Arabic numerals applied to the dial are also left up to choice. As one might expect from an exclusive model of this kind, the Spirograph Sport will be issued in a limited edition of just ten.

 

Technical close-up : unveiling a revolutionary balance-wheel

While the KF brand is synonymous with fine watchmaking, it devotes its keenest attention to chronometry – the term used to designate high-precision time measurement.

It all began a few years ago with the construction of the first rim-free balance-wheel featuring two round peripheral weights held by a dedicated arbor. While this resolutely innovative design is above all a nod to marine chronometers, which also worked with large balance-wheels, it is also a reference to chronometry and its origins.

Based on this new balance-wheel, two new innovations enrich this ongoing quest for precision. The first concerns a recurrent problem in watchmaking: thermal coefficient, or the expansion of certain components during temperature changes. This is a major challenge, especially when it impacts the components that form the heart of the watch, in this case the regulating organ. A temperature increase of a few degrees influences the balance-wheel, which expands outwards, sometimes causing a loss of several seconds. This phenomenon is partially compensated by the balance-spring which tends to generate a time gain. For decades, traditional watchmaking has therefore used what are known as “self-compensating” balance-wheels, thereby substantially mitigating expansion-related phenomena. This new construction makes it possible to take a step forward by creating a balance-wheel capable of providing compensation described as “auxiliary”, in order to further reduce the impact linked to the thermal coefficient not resolved by a traditional self-compensating balance-wheel.

This new balance-wheel, made of non-magnetic steel, can withstand an inertia of 85 gr/mm2 and has a hardness of up to 600 Vickers. It is therefore more resistant to shocks.

In practice, the balance-wheel plate forms one arbor crossing through the centre of the balance-wheel, thus enabling an extension of the material in the event of a temperature increase. This extension is contained by a second arbor (the bar), which remains invariable. Therefore, when the material expands, the force is redirected to the affix arms. Each arm is solidly attached to the invariable arbor by a screw-fitted pivot point enabling the balance-wheel to move inwards. The affix arms can then accommodate, at different places, a certain number of screws (of different sizes and materials) making it possible to influence the effective mass, thus offering the watchmaker the possibility of working on the variations of inertia related to the thermal coefficient. This is the so-called “auxiliary compensation” principle. Located opposite the affix arms, two auxiliary classification weights serve to adjust the variable weight of the balance-wheel. Their purpose is to compensate for the weight of the screws placed on the two affix arms so that the balance-wheel is neither too heavy nor too light. Moreover, given that every detail counts, their surfaces can be personalised (notably by engraving or gemsetting). Finally, a third arbor, perpendicular to the first, is fitted on either end with two screws, enabling fine adjustments on the one hand, as well as classification of the balance-wheel at 18,000 vibrations per hour.

In conclusion, the innovation of this mechanism lies in its ability to exercise a real influence on the thermal coefficient that is normally set once the balance-wheel has been paired with its hairspring. But in this waltz performed by these two components, the balance-spring always has the upper hand, given that it is manually-crafted and endowed with its own nature that is by definition unique for each watch. Tolerating no alterations or transformations, the balance-wheel is thus charged with handling the vagaries of time, naturally including changes in temperature. Nevertheless, the balance-spring must also resist the ever-increasing magnetic fields in our daily lives, which is why it is made of a “Straumann” alloy capable of withstanding magnetic fields up to 1,000 Gauss. In terms of its operation, the balance-spring – which should ideally “breathe” concentrically to avoid any unbalance (phenomenon of loss or gain of the watch in vertical positions) – is equipped with an external “Phillips” curve and an internal “Grossman” curve.

This new balance-and-spring assembly is undoubtedly the Stradivarius of chronometry, as it enables fine and sophisticated adjustment of the regulating organ. Therein lies the beauty of this process, in which the expert hand of the watchmaker timer shapes the heart of the watch by reading and interpreting the most sensitive components of its “engine”.

But what would such a splendid and beautiful sight be without providing an opportunity to observe it? The balance-stop function is therefore the second new feature here, a mechanism enabling the wearer of the watch to stop the tourbillon carriage and its balance-wheel at any time in order to contemplate its magical inner workings.